
Alors que s’ouvre la 55e Biennale de Venise, les premières récompenses viennent mettre en lumière de nombreux artistes.
- Le Lion d’or de la meilleure participation nationale est allé à l’Angola pour Luanda Encyclopedic city, un jeu de correspondance entre des objets du quotidiens de Lagos placés dans des contextes différents. A voir au Palazzo Cini, Dorsoduro 864.
- Le Lion d’Or du meilleur artiste revient à Tino Seghal pour une animation dansée au pavillon central.
- Camille Henrot a reçu le Lion d’argent de la meilleure jeune artiste pour son film Grosse fatigue qui raconte “l’evolution de l’univers en 13 minutes” dans une ambiance pop. A voir dans l’exposition centrale de l’Arsenal.
- Akram Zaatari, dans un film d’une trentaine de minutes, reprend un événement réel de la guerre Israëlo-Libanaise de 1982, la désobéissance d’un pilote israélien qui refusa de lâcher une bombe dans un village où se trouvait un collège de garçons.
- Enfin, notons des mentions spéciales pour Sharon Hayes et Roberto Cuoghi, une autre pour les participation nationale de la Lituanie et Chypre d’une part et le Japon d’autre part.
Au-delà des récompenses, on doit remarquer quelques autres pavillons :
- le pavillon du Vatican, avec des créations du photographe tchèque Josef Koudelka, du Studio Azzurro de Milan et de l’Australien naturalisé américain Lawrence Carroll, une première participation très réussie.
- le pavillon grec avec une projection de 3 films dans 3 salles différentes, formant une histoire qui se complète, lourde de sens et de révolte.
- et enfin les pavillons de l’Allemagne et de la France qui ont échangé leurs pavillons et invité des artistes
étrangers, dans une sorte de globalisation culturelle : l’ artiste albanais, Anri Sala qui réalise un spectaculaire et très visité Ravel Ravel Unravel et l’artiste chinois Ai Weiwei. Faire l’Europe avec le reste du monde, en somme.